Sur les rives du silence, Nicolas Cornil dépose une mélodie qui semble flotter entre veille et sommeil. « Rivage nocturne », deuxième titre de l’album « Rêveries intérieures », s’impose comme une parenthèse suspendue, taillée dans la matière du néo-classique et de la musique cinématique. Le piano y avance avec une délicatesse presque chuchotée, porté par des arrangements de cordes profonds où violon et violoncelle dessinent un horizon mélancolique et apaisant. Aucune parole ne vient troubler cette traversée intérieure : le morceau évoque le cycle de la vie, la sérénité nocturne, et laisse chacun y projeter sa propre berceuse. Le clip, signé Fred Marcassoli, prolonge cette magie sous la forme d’une animation en papier découpé, où des aplats de couleurs sombres et texturées font naître la nuit à l’écran, une proposition visuelle aussi poétique que la composition qu’elle accompagne, présentée aujourd’hui par MP4 France.
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« Rêveries intérieures » : l’univers tout en piano de Nicolas Cornil
Formé au Conservatoire de Boulogne-Billancourt, Nicolas Cornil a bâti son parcours à la frontière du son et de l’image. Compositeur pour des chaînes comme ARTE ou Ushuaïa TV, mais aussi pour le cinéma d’animation et le jeu vidéo, son travail a déjà été distingué à l’international, notamment au Deep Focus Film Festival aux États-Unis. Pédagogue dans les écoles d’animation, il façonne une musique qui ne se contente jamais d’illustrer : elle construit, à part entière, des mondes sensibles et narratifs.
Avec « Rêveries intérieures », son premier album piano solo, l’artiste s’éloigne de la musique de commande pour renouer avec une écriture intime, épurée et résolument cinématographique. Les neuf titres qui composent ce projet, disponibles depuis le 22 mai 2026 sur toutes les plateformes, confirment ce talent rare pour transformer la contemplation en voyage sonore : on s’y laisse porter sans résistance, entre mémoire et imaginaire. Restez à l’écoute, Nicolas Cornil n’a visiblement pas fini de raconter des histoires en noir et blanc.
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