Le temps n’a pas de prise sur les grandes chansons, surtout quand un producteur visionnaire décide de les brancher sur une nouvelle source d’énergie. Avec « Electro Glam Part 1 », Alex Revox Jr s’empare d’un patrimoine rock immense et le fait vibrer sous courant électronique. David Bowie, Iggy Pop & The Stooges, Donovan, Gary Glitter, Suzi Quatro : sept monuments revisités avec une précision chirurgicale et une liberté artistique totale. Loin de la simple reprise cosmétique, chaque titre bénéficie d’un traitement de fond, où textures analogiques et architectures électroniques se fondent dans une atmosphère à la fois cinématographique et viscérale. L’album s’adresse autant aux enfants du glam qu’aux nouvelles générations bercées par l’électro des clubs. MP4 France est fier de vous faire découvrir ce projet aussi ambitieux qu’abouti.
Bandes magnétiques et circuits imprimés
Deux titres concentrent à eux seuls toute la puissance de « Electro Glam Part 1 ». « I Wanna Be Your Dog », co-écrit par Ron Asheton, Scott Asheton, David Alexander et James Osterberg, publié par Stooge Staffel / Paradox Music, est ici transformé en une déflagration électronique froide et hypnotique, qui conserve la sauvagerie primitive des Stooges tout en l’enveloppant d’une modernité implacable.
« The Jean Genie », signé David Bowie et publié par Tintoretto Music / Warner Chappell Music France, prend quant à lui une nouvelle dimension : la version d’Alex Revox Jr en distille le mystère originel tout en le projetant dans un espace sonore inédit, tendu et lumineux à la fois. Deux portes d’entrée idéales vers un album qui mérite une écoute intégrale.
Derrière ces productions se cache un parcours aussi singulier que le pseudonyme qu’il s’est choisi. Alex Revox Jr tire son nom du plus célèbre magnétophone à bandes fabriqué en Europe dès 1949 : un clin d’œil revendiqué à une certaine idée de la mémoire sonore. DJ, producteur et expérimentateur infatigable, il hérite de la tradition des pionniers de la musique concrète, Pierre Henry en tête, tout en s’abreuvant aux sources du minimalisme répétitif de Philip Glass, Terry Riley, Steve Reich et La Monte Young. La scène de Canterbury, Brian Eno et les collectifs électroniques de Paris et Berlin complètent une culture musicale aussi vaste que rigoureuse. C’est le label Mantra, maison historique de ces mêmes figures tutélaires, qui a choisi de publier son travail, une caution artistique de poids. Après des remixes remarqués de Francis Lai et Jacqueline Taieb, Alex Revox Jr confirme en 2026 que son appétit pour les croisements improbables est loin d’être rassasié : une œuvre en construction permanente, à surveiller sans modération.

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