Le bouyon s’impose comme une déclaration d’indépendance. Shashabim, voix guadeloupéenne aussi tranchante que solaire, balance un titre qui sonne comme un règlement de comptes en talons hauts. Dans « Believe That », elle s’adresse frontalement à un ex qui a choisi la mauvaise équipe, celle de sa propre meilleure amie. Résultat ? Non pas la rage, mais quelque chose de bien plus dévastateur : la légèreté. Produit par @KWAB-DJ, ce bouyon de deux minutes seize ne laisse aucune place à l’apitoiement. Les percussions entraînent, le soca prend feu, et la voix de Shashabim plane au-dessus avec une sérénité presque provocatrice. « Maintenant que je suis libre, oh bon Dieu, merci » : cette ligne résume tout. Le clip, réalisé par Production Kuza, joue sur une dualité visuelle saisissante entre scènes de trahison et séquences festives où l’artiste rayonne, entourée d’énergie et de mouvement. On vous laisse découvrir la suite sur la chaîne de MP4 France.
Née pour déranger les consciences
Derrière ce prénom-bouclier, Shashabim, se cache Natacha Moenza, une trajectoire aussi singulière que sa musique. Née à Paris, construite dans le 95, nourrie par les rythmes des îles et les sons de la rue, elle incarne une Guadeloupe qui voyage, qui absorbe, qui transforme. Son univers navigue entre bouyon moderne, dancehall, zouk et afrobeat, avec des textes bruts qui ne demandent jamais la permission. Indépendante par choix et par nature, elle avance sans filet, forgée par les doutes que d’autres ont semés sur son chemin et qu’elle a su retourner en carburant. Ce qui frappe chez elle, au-delà du charisme évident, c’est cette capacité à rendre glamour ce qui est vrai, à habiller la blessure d’un sourire qui désarçonne. « Believe That » n’est pas un accident de parcours, c’est une pièce supplémentaire dans un univers qui se construit avec méthode et feu. Et si ses prochaines sorties confirment la trajectoire amorcée, la Caraïbe va devoir faire de la place. Tendez l’oreille vers Shashabim, parce que le feu, lui, n’attend pas.
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