Interview : MOMAMIF nous ouvre les portes de son univers musical

Coucou les amis ! Aujourd’hui, on vous propose une interview qui sort un peu de l’ordinaire. On a eu la chance d’échanger avec MOMAMIF, artiste discret et hypersensible qui écrit des textes depuis son adolescence et qui a trouvé, grâce à l’intelligence artificielle, le moyen de leur donner enfin une vie musicale. Entre son nouveau clip « Coco Aphrodite », son album « L’Univers » et ses projets pour 2027, il nous raconte tout, sans filtre, dans cette interview à découvrir sur MP4 France.

Bonjour MOMAMIF et un grand merci à toi de bien vouloir nous accorder cette interview qui s’annonce d’ores et déjà très intéressante. Avant toute chose, on se posait une question assez simple : pourquoi « MOMAMIF » ? Est-ce que ce nom a une signification particulière pour toi ?

MOMAMIF : Oui, une vraie signification qui me tient à cœur ! C’est en fait un acronyme regroupant les prénoms de mes trois enfants, Morgane, Malone et Milan, ainsi que la lettre « f » pour notre nom de famille.

Parle-nous de ton nouveau clip, « Coco Aphrodite ». Quel a été le point de départ et la source d’inspiration pour écrire ce morceau ?

MOMAMIF : Au départ, « Coco Aphrodite », ce n’était pas du tout la musique que vous avez pu entendre aujourd’hui. À l’origine, j’avais écrit une chanson juste pour faire un clin d’œil à mon neveu qui venait d’ouvrir son magasin de vélo. Mais le potentiel de ce titre était tellement sympa que je ne pouvais pas en rester à une simple plaisanterie. Le véritable point de départ, c’était juste deux mots : taquiner, chicoter…

Le texte est venu très vite, directement, sans filtre. Il m’a tout de même fallu une bonne trentaine de versions avant de valider le titre définitif. En ce qui concerne le clip, l’idée de base était simple : MOMAMIF mixant sur la plage devant un public jeune qui cherche juste à prendre du bon temps.

L’intelligence artificielle semble occuper une place de choix dans ton processus de création, mais à quel point ? Comment intègres-tu ce nouvel outil dans la conception de ta musique et de tes visuels ?

MOMAMIF : Concernant les clips, c’est 100 % IA, et j’avoue que c’est la partie que j’apprécie le moins, je me sens presque obligé de la faire. J’ai même souvent le réflexe de dire aux gens de privilégier l’écoute de mes morceaux plutôt que de regarder les clips, car il faut l’avouer, le rendu visuel n’est pas toujours de très bonne qualité.

En revanche, l’apport de l’intelligence artificielle dans la création de mes morceaux est très important. J’insiste sur le fait que j’écris des textes depuis mon adolescence, généralement sans structure particulière : ce sont des histoires, des tranches de vie, des expériences personnelles ou celles de mon entourage. Ensuite, j’essaie de structurer tout ça, en faisant des couplets et des rimes, sans dénaturer le texte d’origine, et sans même savoir quel style de musique s’adaptera dessus. Je cherche juste une cohérence.

Vient ensuite l’émotion que me procure le texte, qui va déterminer s’il doit devenir un morceau reggae, indie ou dance. C’est là que l’intelligence artificielle, via Suno, entre en jeu. Il faut avouer que ces nouveaux outils sont vraiment merveilleux pour les personnes comme moi qui font leur petite musique dans leur coin. Étant complètement novice, pas du tout musicien et encore moins chanteur, croyez-moi, il ne vaut mieux pas que je chante, ce serait plutôt comique, je me suis formé au prompt durant plusieurs mois. Il faut dire que j’avais pas mal de temps libre suite à un accident de travail : coincé chez moi avec le coccyx cassé pendant six mois, je n’avais que ça à faire pour passer le temps !

Je n’aurais jamais eu le courage ni l’envie d’apprendre le solfège ou de maîtriser un instrument, ce n’est pas du tout ma vocation. Le vrai plus de l’IA, c’est que pour un même texte, tu peux tester tous les styles imaginables, même si je sais généralement assez vite quelle couleur musicale je veux donner à un morceau. Ce qui est génial, c’est de pouvoir créer, écouter, changer d’instrument, ajouter ou retirer des chœurs en un instant. S’il avait fallu m’entourer de musiciens, d’ingénieurs du son et louer un studio, je crois que je ne serais jamais allé plus loin que d’entasser mes textes au fond d’un tiroir comme je le fais depuis toujours.

Quels sont les artistes qui ont grandement influencé ton univers artistique ?

MOMAMIF : C’est une question assez difficile, car je n’ai jamais été de ces fans inconditionnels auxquels on peut s’identifier. Dans mon enfance, j’ai adoré Michael Jackson, mais je serais bien incapable de dire qu’il m’a influencé, j’ai l’impression d’être à dix mille kilomètres de lui !

Mes artistes de cœur ne sont d’ailleurs pas forcément ceux qui dictent mon style aujourd’hui. Je peux écouter en boucle Simon and Garfunkel, Stéphane Eicher, U2, REM, la variété italienne des années 80 ou la chanson française de toutes les époques. D’ailleurs, je peux me vanter d’avoir un très bon niveau aux blind tests ! J’aime la musique au sens large : rap, métal, zouk, rock, classique…

Mon album s’appelle d’ailleurs « L’Univers ». À l’image de cet album, il y a toutes sortes de planètes qui n’ont rien à voir les unes avec les autres, et c’est peut-être ça, au fond, MOMAMIF. Je n’ai pas de préférence d’artiste avec qui collaborer : je pose des mots, et l’artiste en fait le style qu’il veut.

D’ailleurs, est-ce que tu peux comprendre que beaucoup de gens soient encore réticents quant à l’utilisation de l’IA dans la création musicale ?

MOMAMIF : Pour moi, c’est comme toujours : la nouveauté fait peur. C’était la même chose à l’époque de l’arrivée du synthétiseur, de la boîte à rythme, de la groovebox, puis de l’autotune… Souvenez-vous de ce que nos parents disaient du téléphone portable ! Par moments, j’ai l’impression d’être plus jeune que les jeunes de ma génération sur ces sujets, tant la nouveauté tétanise.

Je pense que même les maisons de disque et les grands acteurs de l’industrie, qui sont aujourd’hui vent debout contre l’intelligence artificielle, finiront par comprendre qu’il faudra investir dedans, car cette technologie s’imposera de toute façon à l’avenir. Quand ces géants réaliseront qu’ils n’ont plus besoin de dépenser des sommes folles pour accompagner de vrais artistes qui le méritent, je tiens à le préciser, ils s’apercevront qu’ils peuvent tout créer de A à Z sans intervention humaine, et générer des profits colossaux qu’ils n’auront même pas à redistribuer…

En tant qu’artiste, n’as-tu pas peur que l’IA puisse bientôt complètement remplacer l’être humain pour créer de la musique ?

MOMAMIF : Non, pour la raison que je te donnais juste avant. Et puis franchement, si l’IA n’existait pas, nous ne serions même pas en train d’échanger toi et moi en ce moment !

Pour des gens comme moi, entrer dans le monde artistique relève de l’utopie. Je suis un simple citoyen qui se lève tous les matins pour aller travailler, avec un petit salaire, pour m’occuper de ma famille et de mon quotidien. Même si j’ai l’impression que certaines portes s’ouvrent un tout petit peu aujourd’hui, le monde artistique reste encore très lointain pour moi.

Tu te considères plus comme un DJ, un producteur ou tout simplement comme un artiste ? Si on a bien compris, tu aimerais beaucoup trouver des chanteurs talentueux pour donner vie à tes morceaux. Comment doit-on te contacter ?

MOMAMIF : Je me suis toujours senti comme un parolier, je n’ai aucune autre prétention que d’écrire des chansons. Ma seule ambition, c’est de faire chanter mes textes par un ou une vraie artiste.

Aussi curieux que cela puisse paraître, pour me joindre, il va falloir que je me mette enfin sur les réseaux sociaux, ce que je compte faire très rapidement cette semaine ! Dans ma vie personnelle, je n’ai jamais ressenti le besoin d’y être, mais je comprends bien qu’aujourd’hui, on ne peut plus faire sans. Cela dit, si on veut me trouver, on y arrivera sans problème : nous sommes en 2026 !

Un objet dont tu ne peux pas te passer au quotidien ?

MOMAMIF : Franchement, je ne vois rien d’autre que mon téléphone portable, comme un gros paquet d’humains aujourd’hui.

Bon, et sinon, qu’est-ce que tu prépares pour la suite ? Quels sont tes objectifs pour 2027 ?

MOMAMIF : Pour le moment, je vais laisser vivre mon premier album tranquillement. Ensuite, j’ai déjà un projet 100 % reggae dub en préparation, mais je préfère y aller à mon rythme : c’est-à-dire pas à pas.

Pour finir, qu’est-ce que tu voudrais dire à tes fans ou aux gens qui te découvrent aujourd’hui ?

MOMAMIF : Le mot « fans » est un terme que j’ai beaucoup de mal à concevoir pour moi. Je suis quelqu’un de relativement réservé et timide, avec une bonne dose d’hypersensibilité et d’hyper-émotivité. C’est d’ailleurs pour cela que je me cache derrière un avatar : j’ai toujours l’impression que tout ça ne me concerne pas vraiment.

Malgré tout, ça me va droit au cœur. Je tiens à adresser un immense merci à toutes les personnes qui ont pris le temps d’écouter ce que je fais, c’est déjà énorme pour moi. J’aimerais sans doute avoir un peu plus d’interaction avec eux, mais j’avoue que je ne sais pas trop comment tout cela fonctionne… J’ai l’impression d’avoir beaucoup plus besoin d’eux que l’inverse.

Aujourd’hui, je veux simplement leur dire merci, merci et encore merci de s’intéresser à mes mots. Si j’arrive à les toucher, j’aurai tout gagné. C’est déjà tout ce que je cherchais, assis sur ma petite chaise dans ma chambre d’adolescent, il y a tellement d’années.

Un rêve devenu réalité ! Suivez-moi, car ça peut partir dans tous les sens ❤️



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